Scroll or use arrow keys to navigate the site

Scarlett James in the Press!

As the build up to the 10th anniversary of the Montreal Burlesque Festival continues, we thought we would share a couple of articles that look into Scarlett James in more depth, and share some of the secrets of her background!

The first is a great podcast/audio interview with her, that first appeared in Montreal Marketeers, featuring Scarlett and talking about her background and involvement with the festival.

You can check out the full interview by visiting the following link:

https://player.fm/series/series-2076504/mm16-scarlett-james-showgirl-and-montreal-burlesque-festival-founder

 

Next up, we have a great interview that first appeared in the Journal De Montreal. The article link is here:

https://www.journaldemontreal.com/2018/03/18/scarlett-james-de-marchande-de-poissons-a-reine-du-glamour

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour
COURTOISIE

Scarlett James, la reine québécoise du burlesque, m’accueille dans un décor de carte postale hivernale. Celle qui revient d’un séjour en Californie avec son petit yorkshire indique d’emblée préférer l’été.

Mais avant le retour des bikinis et des litres de crème solaire, Scarlett James sera d’abord en mode super-héroïne, se préparant à offrir une grande revue de cirque, d’humour et de sensualité à la fin avril au Club Soda, en plus de célébrer ses dix ans de carrière lors du Festival Burlesque de Montréal en octobre.

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour

ALEXIS LANCIEN

 

Des modèles de femme fatale pour une petite fille seule avec ses rêves

J’accompagne jusqu’à son atelier, situé au sous-sol de sa demeure, celle qui, avant d’arriver au Québec, vendait des poissons frais en Bretagne. Elle a grandi dans cette région française, à la mentalité qu’elle jugeait trop fermée et rétrograde. « Tu mets une jupe, tu es une pute. Tu mets du vernis rouge sur tes ongles, tu es une pute », résume-t-elle, se rappelant qu’elle devait cacher sa féminité « sinon l’horreur.»

Isolée, effroyablement seule et incomprise, c’est la télé qui la faisait le plus rêver. « J’aimais les femmes fatales, Marilyn Monroe. Ma mère m’appelait quand Dalida passait à la télé. J’adorais ses costumes, ses cheveux blonds. »

Elle aurait voulu faire l’école des beaux-arts à Rennes ou étudier en coiffure, mais sa famille l’en a découragée. Sa mère était avec un homme qui avait mis bien au clair que les études de sa belle-fille n’étaient pas sa priorité et qu’il n’allait pas investir dans son avenir. Scarlett James étudie finalement en forces de vente, avec le sentiment qu’elle cherchera toujours des opportunités qui n’existent pas. Elle trouve difficile d’être dans un village qui n’offre rien, sauf d’être constamment confrontée à un destin qui ne l’intéresse pas. « Il y a beaucoup solitude. Beaucoup d’alcool », raconte-t-elle, encore angoissée à la pensée d’un accident de voiture dont elle a été victime, jeune femme, en compagnie d’une personne qui avait trop bu.

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour

COURTOISIE

 

Un #moiaussi dans une bijouterie

Finalement, ce qui la pousse à s’établir définitivement au Québec c’est un employeur qui la congédiera parce qu’elle ne cédait pas à ses avances. Renvoyée de la bijouterie dans laquelle Scarlett James avait pourtant un contrat, elle décide de le poursuivre pour abus de pouvoir. Avec ce qu’elle surnomme son caractère de cochon, déterminée, elle se représente elle-même en cour, après des heures de recherches en droits du travail. Elle gagne contre son patron et l’argent de cette poursuite lui permet de prendre l’avion et de tourner le dos à un pays qui ne lui permettait ni épanouissement ni ombre de paillettes.

Arrivée à Montréal en 1995, à 19 ans, elle suit des cours de maquillage et continue à se chercher. « J’aime ce qui est extrême. Pour moi, la vie c’est la somme de toutes ces expériences. Une cascade de surprises. Il faut savoir en profiter.» Sa première prestation payante se déroule enfin lors d’un mariage. Même si elle se sent encore parfois incomprise (« C’est peut-être parce que je suis Capricorne. Les gens ne savent pas comment m’approcher. »), sur scène elle oublie tout, les peines et la douleur, dès le premier pas en escarpin.

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour

MARISA PARISELLA

 

Yogi certifiée qui carbure à l’envie d’aider les autres plutôt que de servir l’État

Lorsqu’elle a un besoin d’apaisement, Scarlett James médite. « Je suis une yogi certifiée. C’est la seule chose qui me ramène sur terre. Je ne suis pas une prophétesse; je n’oblige pas les autres à faire comme moi, mais j’aime beaucoup vivre dans le moment présent, ne pas tenir à savoir ce qui se passera dans un instant ou dans dix ans. »

Quand Scarlett a commencé le Festival Burlesque de Montréal, elle avait l’ambition que ça dure deux ans. Maintenant, le Festival est bien établi, même s’il ne reçoit pas de subvention, une situation frustrante pour l’artiste. Elle aime ne pas avoir de comptes à rendre à l’État, mais elle souligne que c’est frustrant et inéquitable qu’un festival qui met en valeur la diversité corporelle et l’autonomie de la femme ne reçoive pas d’aide alors qu’autres démarches artistiques soutenues par des personnes qui sont accusées d’intimidation et d’agression sexuelle sont encouragées par les fonds publics.

Enfant, elle a beaucoup souffert d’insultes lancées par des camarades de classe. « Les gens ne comprennent pas et me disent que je suis belle, mais les enfants sont cruels. » Les injures et rêves qui lui ont été refusés (« Je voulais être ballerine, mais j’avais trop de courbes, et mannequin, mais j’étais trop petite. Comme si en bas de 5 pieds 7, all bets are off et tu n’es bonne à rien. ») l’ont motivée à monter des spectacles qui prouvent que tout le monde a quelque chose à offrir, peu importe son âge, son poids, son orientation sexuelle ou la couleur de sa peau. Elle souhaite inspirer le bonheur aux spectateurs, et des envies d’équilibre, de petites attentions galantes pour contrer le manque de savoir-vivre qu’elle constate parfois à l’extérieur de son décor de carte postale.

Scarlett James: de marchande de poissons à reine du glamour

COURTOISIE

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.